Covid-19 : quelle communication pendant et après la crise ?

La crise sanitaire du Covid-19 a obligé les entreprises à transformer leur communication et a bousculé leurs codes, mais elle a également frappé de plein fouet les business du secteur.

 

L’épidémie a rendu la communication plus que nécessaire pour les entreprises, qui ont dû manier au mieux cet outil pour garder contact avec leurs clients, salariés et fournisseurs, mais avant tout lutter contre les effets négatifs de la crise. 

Trouver le bon message

Créer du contenu en alliant les bons mots n’a pas été chose simple pendant la crise. Les entreprises ont dû communiquer intelligemment, moins mais mieux. 

Grand étonnement quand l’expert de la communication Coca-Cola a annoncé au début de la crise ne plus vouloir communiquer du tout, en allouant son budget destiné à la publicité aux populations gravement touchées par la pandémie. Or, cette décision n’a pas bénéficié à d‘autres, comme le secteur des médias et de la communication, déjà très impacté par la crise.

Autre axe de communication observé, la marque suédoise Ikea a choisi de transmettre un message responsable sur le ton de l’émotion, en mettant en valeur le fait de rester chez soi, avec sa campagne #RestonsÀLaMaison. Une campagne astucieuse qui permet également de mettre en avant leurs produits.

D’autres marques comme Petit Bateau, le groupe LVMH et Lactel ont eux décidé d’apporter leur pierre à l’édifice en s’engageant pour la société, ce que de nombreuses entreprises ont tenté de faire pendant cette crise. Petit Bateau et LVMH ont mis à disposition leurs usines pour confectionner des masques et du gel hydro-alcoolique, alors que les laiteries Lactel ont fait le don généreux de milliers de blouses, de charlottes et de bouteilles de laits à destination des EHPAD français. Participer à l’effort collectif a été un axe de communication efficace pendant cette période difficile.

Dans ce flux d’informations, se démarquer en apportant sa valeur ajoutée a représenté un challenge pour les marques. L’humour s’est avéré être un autre moyen de communication réussi pendant la crise, à condition de l’utiliser à bon escient.                     

 

Burger King, connue pour sa touche d’humour, a conservé son identité et son ton habituel de façon efficace. Sur les réseaux sociaux, la marque a recréé son fameux burger le « whopper » avec des ingrédients de supermarchés accessibles à tous, en attendant que leurs clients puissent remettre les pieds dans leurs restaurants. Au Brésil, la marque a également effectué un joli coup de com’ en offrant des burgers à ceux qui restaient le plus longtemps chez eux, le tout grâce à la géolocalisation.

Cependant, toutes les marques n’ont malheureusement pas réussi à manier l’art de la communication, et c’est le cas de l’entreprise de location de voitures Sixt. En effet, la marque a envoyé pendant les mois de confinement une newsletter ayant pour but de promouvoir son service. Le titre de l’email : « Besoin de vous déplacer ? »…Euh…un bel exemple de ce qu’il fallait éviter.

Le secteur très impacté

Tous les secteurs ont été touchés d’une façon ou d’une autre par cette crise, et le secteur de la communication n’a de fait pas été épargné. En effet, les agences ont été fortement fragilisées car la grande majorité de leurs clients ont réduit ou suspendu leur budget communication. Il y a donc eu une forte baisse des investissements médias depuis le début de la pandémie. Or, ce changement peut s’avérer fatal pour les marques qui doivent continuer de communiquer et ne pas disparaître du jour au lendemain. La communication est un élément clé pour leur activité économique dans lequel elles doivent continuer d’investir. 

 

On a pu observer que cette crise avait bousculé notre façon de consommer et que les attentes des consommateurs avaient changé. Ils sont aujourd’hui à la recherche d’authenticité, de transparence et de valeurs de marque fortes. Ils cherchent à consommer plus responsable et local. Mais cela va-t-il réellement durer ? Les habitudes sont difficiles à changer, mais cette tendance pourrait bel et bien engendrer une mutation dans la façon de consommer en 2020.